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017  allumette                                                            > amadou 017
ALLUMETTE. s. f.
*  Brin de bois ou de chanvre, soufré par les deux bouts, et servant d’ordinaire à allumer des chandelles, des bougies, etc. Vendeur, marchand d’allumettes. Paquet d’allumettes.
*  Ce bois brûle comme des allumettes, Ce bois brûle trop facilement, trop vite.
ALLUMEUR. s. m.
*  Celui qui est chargé d’allumer régulièrement des chandelles, des lampes, des réverbères. Les allumeurs de réverbères. L’allumeur d’un théâtre.
*  Séducteur, galant qui entreprend de rapides conquêtes féminines.
ALLURE. s. f.
*  Démarche, façon de marcher. L’allure d’une personne, d’un animal. Contrefaire son allure. Je le reconnus à son allure. Une allure vive. Lorsqu’il s’agit Des personnes, ce sens est familier.
*  Il se dit plus spécialement en parlant Du cheval ; et alors il peut s’employer au pluriel. Ce cheval a une allure fort douce. Ce cheval a les allures belles, de belles allures. Allures naturelles. Allures artificielles. Les allures naturelles du cheval sont le pas, le trot et le galop. L’amble est ordinairement une allure artificielle.
*  Il se dit figurément, et en mauvaise part, de La manière dont quelqu’un se conduit dans une affaire, ou de La tournure que prend une affaire. J’ai reconnu ses allures. Il faudra bien qu’il change d’allure. Cette affaire prend une mauvaise allure, une allure inquiétante.
*  Fig. et fam., Ce jeune homme a des allures, Il a quelque commerce secret de galanterie. Cette manière de parler vieillit.
ALLUSION. s. f.
*  (On prononce les deux L.) Figure de rhétorique par laquelle on dit une chose qui a du rapport avec une autre dont on ne parle pas, mais à laquelle on veut faire penser. Allusion ingénieuse. Allusion forcée. Allusion froide et insipide. Allusion naturelle. En parlant ainsi, il faisait allusion aux moeurs de son temps. Le parterre a saisi toutes les allusions que l’auteur avait eu dessein de faire.
ALLUVION. s. f.
*  (On prononce les deux L.) Accroissement de terrain qui se fait insensiblement à l’un des bords d’une rivière, ou qui a lieu lorsque la rivière s’en retire, et qu’elle prend son cours d’un autre côté. Droit d’alluvion. Cette terre s’est accrue par alluvion. En Géologie, Terrains d’alluvion.
ALMAGESTE. s. m.
*  Collection d’observations astronomiques. L’Almageste de Ptolémée, de Riccioli.
ALMANACH. s. m.
*  (On prononce Almana.) Calendrier qui contient tous les jours de l’année, les fêtes, les lunaisons, les éclipses, les signes dans lesquels le soleil entre, et quelquefois de prétendus pronostics du beau et du mauvais temps. Almanach nouveau. Almanach pour l’année, etc. Voyez dans l’almanach. Faire des almanachs. Composer des almanachs. Almanach perpétuel. Almanach de poche. Almanach de cabinet.
*  Il se dit particulièrement de Certains livres qui sont publiés annuellement, et qui contiennent, outre l’almanach, une foule d’autres indications d’un intérêt général, telles que le tableau des diverses administrations et la liste des personnes qui y sont attachées, des documents statistiques, des notions sur les monnaies, sur les poids et mesures, etc. L’Almanach royal. L’Almanach de France. L’Almanach des villes et des campagnes. Etc.
*  Fig., Faire des almanachs, composer des almanachs, S’amuser à faire des pronostics en l’air, se remplir l’esprit d’idées qui peuvent ne se réaliser jamais. Un faiseur d’almanachs, Un homme qui se mêle de faire de pareils pronostics.
*  Prov. et fig., Une autre fois, je prendrai de ses almanachs, se dit D’un homme qui avait prédit ce qui devait arriver dans une affaire. On dit dans le sens contraire, Je ne prendrai plus de ses almanachs.
*  Prov. et fig., C’est un almanach de l’an passé, se dit D’une chose qui n’a plus d’utilité, plus d’intérêt.
ALOÈS. s. m.
*  (On prononce fortement l’S.) Plante de l’Afrique et de l’Asie, dont on tire une résine fort amère qui est employée en médecine comme tonique et purgative. Suc d’aloès, ou simplement, Aloès. Pilules d’aloès. Extrait d’aloès. Amer comme de l’aloès.
*  ALOÈS, se dit aussi d’Un arbre des Indes, dont le bois est odoriférant. Du bois d’aloès. Brûler de l’encens et de l’aloès.
ALOÉTIQUE. adj. des deux genres
*  T. de Pharm. Il se dit Des préparations dont le suc d’aloès est un des principaux ingrédients. Pilules aloétiques.
ALOI. s. m.
*  Le titre que l’or et l’argent doivent avoir, selon les lois et les règlements. De l’or, de l’argent de bon aloi, Qui est au titre des ordonnances ; et, De l’or, de l’argent de bas aloi, Qui n’est pas à ce titre. On disait autrefois, en abrégeant, Loi ; mais aujourd’hui le mot Titre remplace ceux d’Aloi et de Loi.
*  Fig., Un homme de bas aloi, Qui est de basse condition, d’une profession vile, ou qui est méprisable par lui-même. Marchandises de mauvais aloi, Marchandises qui ne sont pas de la qualité requise par les règlements, par les ordonnances, etc. On dit de même, en plaisantant, Vers de mauvais aloi, de bas aloi, Vers mal faits, qui pèchent contre le sens, ou qui manquent d’élégance.
ALONGE, ALONGEMENT, ALONGER
*  Voyez ALLONGE, ALLONGEMENT, ALLONGER.
ALOPÉCIE. s. f.
*  T. de Médec. Chute des cheveux, et quelquefois des sourcils, de la barbe, etc., avec dénudation de la peau. C’est ce qu’on nomme autrement Pelade.
ALORS. adv. de temps
*  En ce temps-là. Alors on vit paraître. Alors je lui dis. Où étiez-vous alors ? Nous étions alors chez un tel.
*  Prov., Alors comme alors, Quand on sera dans ce temps-là, dans cette conjoncture-là, on avisera à ce qu’il faudra faire. Vous me dites que, dans deux ans, les affaires seront fort changées : eh bien, alors comme alors.
*  C’étaient les manières d’alors, la mode d’alors, On en usait alors de la sorte, c’était alors la mode. On dit quelquefois de même, Les hommes d’alors.
*  Alors que, pour Lorsque, ne s’emploie pas dans la prose ordinaire, mais il est reçu dans le style élevé, et en poésie. Alors que la trompette se fit entendre, tout s’ébranla, etc.
*  Jusqu’alors, Jusqu’à ce temps-là, jusqu’à ce moment-là. Il exprime un temps passé antérieurement à un autre temps. Ses affaires se sont dérangées depuis un an ; elles avaient été très-bonnes jusqu’alors.
ALOSE . s. f.
*  Poisson de mer qui remonte ordinairement au printemps dans les rivières. La pêche des aloses. Une alose bien fraîche, bien grasse.
ALOUETTE . s. f.
*  Petit oiseau dont le chant est agréable, qui vit de grain, et qui fait son nid à terre dans les campagnes. Le chant de l’alouette. Tendre aux alouettes. Prendre des alouettes au miroir. Une douzaine d’alouettes. Manger des alouettes.
*  Alouette huppée, Sorte d’alouette qu’on nomme autrement Cochevis.
*  Des terres à alouettes, se dit communément Des terres sablonneuses.
*  Prov., Si le ciel tombait, il y aurait bien des alouettes prises, se dit Pour se moquer d’une supposition absurde, en y répondant par une autre encore plus absurde.
*  Prov., Il attend que les alouettes lui tombent toutes rôties dans le bec, lui tombent toutes rôties, se dit D’un paresseux qui voudrait avoir les choses sans peine.
*  Prov., S’éveiller, se lever au chant de l’alouette, S’éveiller, se lever de très-grand matin.
ALOURDIR . v. a.
*  Rendre lourd, appesantir. Ce temps m’alourdit. Cela m’a tout alourdi. Les années ont alourdi sa marche. On l’emploie aussi avec le pronom personnel. Ma tête s’alourdit. Il est familier.
*  ALOURDI, IE. participe, Je suis tout alourdi. J’ai la tête alourdie.
ALOYAU . s. m.
*  T. de Boucher et de Cuisinier. Pièce de boeuf coupée le long du dos. Aloyau de la première pièce, de la seconde pièce. Gros aloyau. Aloyau rôti.
ALPAGA . s. m.
*  Grosse étoffe de laine.
ALPESTRE . adj. des deux genres
*  Qui a rapport aux Alpes, ou qui est propre, qui appartient aux Alpes. Moeurs alpestres. Plantes alpestres.
ALPHA . s. m.
*  La première lettre de l’alphabet grec, dont le nom s’emploie figurément dans cette locution, L’alpha et l’oméga, Le commencement et la fin.
ALPHABET . s. m.
*  Réunion de toutes les lettres d’une langue, rangées dans l’ordre établi pour cette langue. Alphabet hébreu. Alphabet arabe. Alphabet grec. Alphabet latin. L’alphabet français. Les alphabets européens.
*  Fig. et fam., Il n’est encore qu’à l’alphabet, se dit D’un homme qui n’a encore que les premiers commencements d’une science. Il faut le renvoyer à l’alphabet, se dit D’un homme qui n’a pas les premiers principes de la chose dont on parle.
*  ALPHABET, se dit aussi d’Un petit livre qui contient les lettres de l’alphabet, et les premières leçons qu’on donne lorsqu’on enseigne à lire. Acheter un alphabet pour un enfant.
ALPHABÉTIQUE . adj. des deux genres
*  Qui est selon l’ordre de l’alphabet. Une table alphabétique. Un index alphabétique.
*  Ordre alphabétique, L’ordre selon lequel les lettres sont rangées dans l’alphabet. L’ordre alphabétique est employé dans tous les vocabulaires. Ranger des noms par ordre alphabétique.
*  Écriture alphabétique, L’écriture au moyen des lettres de l’alphabet, par opposition à Écriture hiéroglyphique.
ALPHABÉTIQUEMENT . adv.
*  Dans l’ordre alphabétique.
ALPINE . adj. f.
*  T. de Botan. Il se dit Des plantes qu’on ne trouve que sur le sommet des hautes montagnes. Plantes alpines.
ALPISTE . s. m.
*  T. de Botan. On nomme ainsi Plusieurs plantes graminées dont les graines peuvent servir à la nourriture des petits oiseaux, particulièrement des serins.
ALSINE . s. f.
*  Plante. VoyezMORGELINE.
ALTE . s. f.
*  VoyezHALTE.
ALTÉRABLE . adj. des deux genres
*  Qui peut être altéré. Parmi les métaux, il y en a de plus ou de moins altérables.
ALTÉRANT, ANTE. adj.
*  Qui altère, qui cause de la soif. Un ragoût altérant.
*  Il se dit substantivement, en Médecine, de Certains remèdes ou médicaments auxquels on attribue la propriété de produire, à la longue et d’une manière insensible, quelque changement avantageux dans l’état des solides et des liquides.
ALTÉRATION . s. f.
*  Changement dans l’état d’une chose. En ce sens, il n’est guère usité que dans les sciences physiques. L’altération des qualités dans les corps. L’altération d’un sel, d’une couleur, d’une liqueur. Altération subite, lente, graduelle.
*  ALTÉRATION, dans l’usage ordinaire, signifie, Changement de bien en mal dans l’état d’une chose. L’altération des couleurs de cette étoffe, de ce tableau. Tous les excès causent de l’altération dans la santé. L’altération des organes. L’altération du sang, de la lymphe. L’altération du texte est manifeste dans ce passage. L’altération de son caractère, de son humeur vient de ses longs chagrins. Il n’y aura jamais d’altération dans mes sentiments, dans mon amitié pour lui. Ces événements ont causé une altération sensible dans les moeurs, dans les usages de la nation. La forme du gouvernement a éprouvé de grandes altérations. Son tempérament a subi une profonde altération. L’altération de ses traits, de son visage annonce combien il a souffert. L’altération de sa voix vient d’une longue maladie.
*  Il signifie aussi, Agitation intérieure qui se manifeste par l’air du visage ou le son de la voix. L’altération de sa voix annonçait une émotion profonde. Il dit cela avec quelque altération. Il n’entendit pas ces paroles sans une altération visible.
*  ALTÉRATION, en parlant Des monnaies, signifie, La falsification des monnaies par l’excès de l’alliage. L’altération de la monnaie est un crime capital.
*  ALTÉRATION, signifie encore, Grande soif. Cela lui a causé une grande altération. Il a une altération continuelle.
ALTERCAS . s. m.
*  Il signifie la même chose qu’Altercation. Il a vieilli.
ALTERCATION . s. f.
*  Débat, contestation entre deux ou plusieurs personnes. Il s’éleva une grande altercation entre eux. Ils ont ensemble de fréquentes altercations. Ils ont des altercations perpétuelles. Cette altercation doit enfin cesser.
ALTÉRER . v. a.
*  Changer l’état d’une chose. En ce sens, il n’est guère usité que dans le langage didactique. Tout ce qui altère les qualités d’un corps.
*  ALTÉRER, dans l’usage ordinaire, signifie, Changer l’état d’une chose de bien en mal. Le soleil altère les couleurs. Le grand chaud altère les liqueurs. Cela altère les humeurs, altère le sang. Cela lui a altéré le tempérament. Ses malheurs ont altéré son caractère, son humeur, son jugement. Sa santé en est fort altérée. La souffrance avait altéré ses traits, son visage. L’émotion altère sa voix. Le défaut de confiance altère l’amitié. L’exemple du vice altère les moeurs. Cette disgrâce altère son repos, son bonheur.
*  Altérer un discours, Le rapporter autrement qu’il n’a été prononcé ou écrit. Altérer un texte, Y faire des changements qui en corrompent la pureté. Altérer le sens d’un passage, Détourner ce passage de son véritable sens. Altérer la vérité, S’écarter de la vérité en parlant, en écrivant.
*  Altérer les monnaies, Les falsifier par un alliage illégal, excessif.
*  ALTÉRER, signifie aussi, Causer de la soif. La chaleur et la poussière m’ont fort altéré.
*  ALTÉRER, s’emploie avec le pronom personnel, et se dit en parlant Des choses, soit physiques, soit morales, qui sont susceptibles de changement. Le vin s’altère à l’air. Les bonnes coutumes s’altèrent peu à peu.
*  ALTÉRÉ, ÉE. participe, Un visage altéré. Des traits altérés. Parler d’une voix altérée.
*  Il paraissait fort altéré, Fort agité, fort ému.
*  Être toujours altéré, Avoir toujours soif ; et, par plaisanterie, Être toujours disposé à boire, aimer à boire.
*  Fig., Il est altéré de sang, c’est un tigre altéré de sang, C’est un homme cruel, qui se plaît à répandre le sang.
ALTERNAT . s. m.
*  Action ou droit d’alterner.
ALTERNATIF , IVE. adj.
*  Il se dit proprement De deux choses qui agissent continuellement et tour à tour. La systole et la diastole du cœur sont deux mouvements alternatifs. Deux pièces d’une machine qui ont un mouvement alternatif.
*  En Logique, Proposition alternative, Proposition qui contient deux parties opposées, dont l’une doit nécessairement être admise. Il faut ou payer la maison que vous avez achetée, ou en subir la vente à votre folle enchère.
*  ALTERNATIF, se dit aussi Des charges, des offices qui sont exercés successivement par deux personnes qui entrent en exercice tour à tour. Un office alternatif. Une charge alternative. Il avait acheté les deux offices, l’ancien et l’alternatif.
ALTERNATIVE . s. f.
*  L’option entre deux propositions, entre deux choses. On lui a proposé ou de partir secrètement ou de se cacher ; il est embarrassé sur l’alternative. Je vous offre l’alternative. On lui a donné l’alternative. Il n’y a pas d’alternative.
*  Il se dit aussi de La succession de deux choses qui reviennent tour à tour. La vie est une alternative de peine et de plaisir. On combattit avec une alternative presque égale de succès et de revers.
ALTERNATIVEMENT . adv.
*  Tour à tour, et l’un après l’autre. Commander alternativement.
ALTERNE . adj. des deux genres
*  T. didactique. Il se dit, en Géométrie, Des angles formés par deux droites parallèles, avec les côtés opposés d’une même sécante. Angles alternes.
*  Il se dit, en Botanique, Des feuilles qui croissent des deux côtés de la tige et des branches, et qui ne sont pas en face les unes des autres ; à la différence des feuilles qu’on appelle Opposées, et qui naissent de points correspondants. Les feuilles de l’érable sont opposées, celles de l’orme sont alternes.
ALTERNER . v. n.
*  Il se dit De deux personnes qui font successivement et tour à tour une même chose. Ces deux fonctionnaires alternent tous les mois, Ils exercent alternativement de mois en mois.
*  Il se dit également D’objets qui se succèdent tour à tour, et avec régularité. Les métopes alternent avec les triglyphes. On a disposé les arbres de cette allée de manière que les ormeaux alternent avec les tilleuls. Dans beaucoup de fleurs les pétales alternent avec les étamines.
*  Il signifie, en Agriculture, Faire produire alternativement à un champ des blés et des fourrages. On alterne chaque année, ou après plusieurs années. Dans ce sens, il est quelquefois actif. Alterner un champ.
*  ALTERNÉ, ÉE. participe, Il se dit adjectivement, dans le Blason, Des pièces qui se correspondent.
ALTESSE . s. f.
*  Titre d’honneur qui se donne à différents princes, en parlant et en écrivant. Altesse royale. Altesse sérénissime. Altesse électorale. Traiter d’altesse. Donner de l’altesse, donner l’altesse à quelqu’un. Son altesse, ou par abréviation, S. A. le prince de…
ALTHAEA . s. m.
*  Plante, espèce de guimauve. Sirop d’althaea. Pastilles d’althaea.
ALTIER , IÈRE. adj.
*  Superbe, qui a de la fierté, ou qui marque de la fierté. Esprit altier. Humeur altière. Caractère altier. Mine altière. Sa démarche altière.
ALTO . s. m.
*  T. de Musique. Sorte de violon plus grand qu’un violon ordinaire, et monté a une quinte au-dessous. Jouer de l’alto. Des altos.
ALUDE . s. f.
*  Basane colorée dont on couvre les livres.
ALUDEL . s. m.
*  T. de Chimie. Il se dit d’Une espèce de pots ou de chapiteaux qui sont ouverts par leurs parties supérieure et inférieure, et qui peuvent s’emboîter les uns dans les autres, de manière à former un tuyau plus ou moins long.
ALUMELLE . s. f.
*  Lame de couteau, ou Lame d’épée longue et mince. Il est vieux.
*  Il se dit, en termes de Marine, de Lames ou petites plaques de fer dont on garnit intérieurement la mortaise du gouvernail, d’un cabestan, etc., pour empêcher qu’elle ne soit usée ou déformée par le jeu et la pression de la barre.
ALUMINE . s. f.
*  T. de Chimie. Sorte de terre, ainsi appelée parce qu’elle fait la base de l’alun, et qui, sans usage à l’état de pureté, est la plus utile de toutes les terres, quand elle se trouve unie à des acides ou à de la silice. L’alumine sert à la fabrication des poteries, des faïences et des porcelaines.
ALUMINEUX , EUSE. adj.
*  T. de Chimie. Qui contient de l’alun, ou qui est imprégné d’alun. Eau alumineuse. Terre alumineuse.
ALUN . s. m.
*  Sel de saveur austère et astringente, qui est de la plus grande utilité dans les arts. Alun de roche. Alun de Naples, de Rome, etc. Alun calciné. Poudre d’alun. Eau d’alun. Voyez ALUNER.
*  Alun de plume, Alun naturel, mais impur, en petits filaments réunis et blanchâtres.
ALUNAGE . s. m.
*  T. de Teinturier. Opération qui consiste à tremper une étoffe dans une dissolution d’alun, afin que les couleurs dans lesquelles on la plonge ensuite, puissent s’y fixer.
ALUNATION . s. f.
*  T. de Chimie. Opération par laquelle on forme l’alun.
ALUNER . v. a.
*  Tremper dans une dissolution d’alun, imprégner d’alun. On alune le papier pour l’empêcher de boire. On alune les étoffes pour que les matières colorantes s’y fixent ensuite d’une manière solide.
*  ALUNÉ, ÉE. participe
ALUNIÈRE . s. f.
*  Lieu d’où l’on tire de l’alun.
ALVÉOLAIRE . adj. des deux genres
*  T. d’Anat. Qui appartient aux alvéoles. Les nerfs alvéolaires. Les artères alvéolaires.
ALVÉOLE. s. m.
*  Chaque petite cellule où les abeilles déposent leurs œufs et leur miel. Chaque abeille a son petit alvéole.
*  Il se dit aussi Des cavités de l’os maxillaire dans lesquelles les dents sont enchâssées. L’alvéole d’une dent.
ALVIN, INE. adj.
*  T. de Médec. Qui a rapport au bas-ventre. On l’emploie surtout au féminin, et dans ces locutions, Évacuations alvines, déjections alvines.
AMABILITÉ. s. f.
*  Caractère d’une personne aimable. Cette personne a beaucoup d’amabilité, est d’une grande amabilité.
AMADIS. s. m.
*  Il se dit d’Une sorte de manche de chemise, de robe, ou d’autre vêtement, qui s’applique exactement sur le bras, et se boutonne sur le poignet, sans bouffer ni faire de plis. Ces amadis sont trop courts. Une manche en amadis.
AMADOU. s. m.
*  Mèche qui est faite d’une espèce de champignon, et qui s’embrase aisément, lorsqu’on fait tomber dessus une étincelle de feu, au moyen d’un briquet et d’un caillou. Cet amadou serait meilleur s’il était plus sec. Un morceau d’amadou. Cela prend feu comme de l’amadou. Voy. AGARIC.
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<> 16/08/2018