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005 -  accord[]

ACCORD. s. m.


  •   Convention, accommodement que l'on fait pour terminer un différend. Faire un accord. Passer un accord. Je me tiens à l'accord qui a été fait. 
  •   Il se dit au pluriel pour signifier, Les conventions préliminaires d'un mariage. On a terminé, signé les accords. Ce sens vieillit. 
  •   ACCORD, signifie aussi, Consentement mutuel, union d'esprit, conformité de volontés, de sentiments, etc. Ils ont toujours vécu dans une grande liaison, dans un accord parfait. L'accord qui régnait entre eux.
  •   Il s'emploie, en ce sens, avec la préposition De. Mettre des gens d'accord. Ils sont d'accord. Ils en sont convenus d'un commun accord. Ils en sont tombés d'accord. J'en demeure d'accord. 
  •   Par ellipse, on dit absolument, D'accord, J'y consens, j'en conviens. 
  •   Fam., Être de tous bons accords, Être d'une humeur aisée, et consentir à tout ce que les autres veulent. Cette manière de parler a vieilli. 
  •   ACCORD, signifie aussi, Convenance, proportion, juste rapport de plusieurs choses ensemble. Il y a un merveilleux accord entre toutes les parties de l'univers, entre les parties du corps humain. Il faut de l'accord entre les gestes et les paroles. L'accord des voix et des instruments. Il n'y a point d'accord entre vos actions et les principes que vous professez.
  •   Il se dit, particulièrement, de L'ensemble avec lequel deux ou plusieurs personnes exécutent certains mouvements. Il y a beaucoup d'accord, il n'y a point d'accord dans leurs mouvements. Vous ne ramez point d'accord. 
  •   Il exprime, en Peinture, Le bon effet qui résulte de l'harmonie des couleurs et de celle des lumières et des ombres. Il y a un bel accord dans ce tableau. Ce tableau manque d'accord. 
  •   ACCORD, en Musique, signifie, L'union de plusieurs sons entendus à la fois, et formant harmonie. Bel accord. Accord parfait. Accords consonnants. Accords dissonants. Il y a de beaux accords dans cette pièce de musique. Frapper un accord. Les accords dissonants font un bon effet, quand ils sont bien préparés et bien sauvés.
  •   Poétiq., Les accords de la lyre, Les vers, la poésie, et principalement La poésie lyrique. On dit de même, De doux accords, de sublimes accords, etc. 
  •   ACCORD, se dit aussi de L'état d'un instrument de musique dont les cordes sont montées juste au ton où elles doivent être. Ce violon est d'accord, n'est pas d'accord. Mettez votre violon d'accord. Cette harpe ne tient pas l'accord, Les cordes de cette harpe ne demeurent pas au ton où on les a mises. 
  •   ACCORD, en termes de Grammaire, se dit Du rapport des mots entre eux, exprimé par le genre et le nombre, et aussi par le cas dans certaines langues. L'accord de l'adjectif avec le substantif. L'accord du verbe avec son sujet ou nominatif. La syntaxe d'accord.

ACCORDABLE. adj. des deux genres


  •   Qui peut s'accorder, qu'on peut accorder. Il se prend dans les différentes acceptions du verbe Accorder. Cette grâce est accordable. Ce vieux piano n'est plus accordable. Ces plaideurs ne sont pas accordables.

ACCORDAILLES. s. f. pl.


  •   Réunion qui se fait pour signer les articles ou le contrat d'un mariage. Il se trouva peu de parents aux accordailles. Il est populaire.

ACCORDANT, ANTE. adj.


  •   T. de Musique. Qui s'accorde bien. Ut et sol sont des tons accordants entre eux. Ut et si ne sont pas des tons accordants entre eux ; ils sont discordants.

ACCORDÉ. s. m.


  •   ACCORDÉE. s. f. Celui et celle qui sont réciproquement engagés pour le mariage par des articles signés de part et d'autre. Où est l'accordé ? Voici l'accordée. Les accordés seront mariés dans peu de jours.

ACCORDER. v. a.


  •   Mettre d'accord, remettre en bonne intelligence. Accorder les esprits. Accorder les cœurs. Ces deux hommes étaient en procès, en querelle, on vient de les accorder. 
  •   ACCORDER, en parlant De doctrine, d'opinions, de lois, etc., signifie, Concilier, ôter l'apparence de contrariété, de contradiction. Accorder les Écritures. Il n'est pas facile d'accorder ces deux textes, ces deux passages. Comment accorder toutes ces lois ?
  •   ACCORDER, en Grammaire, signifie, Mettre entre les mots d'une même phrase l'ordre et la concordance que prescrit la syntaxe. Suivant les règles de la grammaire, il faut accorder l'adjectif avec son substantif en genre et en nombre, et, quand les langues ont des cas, les accorder aussi en cas. On dit plus ordinairement, Faire accorder : voyez plus bas.
  •   En Musique., Accorder sa voix avec un instrument, Chanter de manière que la voix et l'instrument fassent des accords agréables et réguliers. Elle accordait parfaitement sa voix avec le piano. Cette phrase a vieilli. 
  •   Accorder un violon, une basse, une harpe, un piano, etc., En mettre les cordes juste au ton où elles doivent être entre elles. Ce musicien a été longtemps à accorder son violon. 
  •   Accorder des instruments les uns avec les autres, Les mettre tous au même ton. Accorder des violons et des basses au ton du piano. 
  •   Prov. et fig., Accordez vos flûtes, Convenez de ce que vous voulez faire, convenez des moyens de faire réussir votre dessein. 
  •   ACCORDER, signifie aussi, Octroyer, concéder. Accorder un privilège, une grâce, une faveur. Le pape accorda tant d'années d'indulgence pour, etc. Dieu ne lui a pas accordé de vivre assez longtemps pour voir ses enfants établis. Je lui accorde tout ce qu'il demande.
  •   Accorder une demande, En accorder l'objet. 
  •   Accorder une fille en mariage, La promettre verbalement ou par écrit à celui qui la demande pour l'épouser. 
  •   Accorder du temps à un débiteur, Consentir à retarder l'époque où il doit s'acquitter. 
  •   ACCORDER, signifie aussi, Reconnaître pour vrai, demeurer d'accord d'une chose. Je vous accorde cette proposition. C'est une vérité de fait qu'il faut que vous m'accordiez. J'accorde qu'il a eu raison de refuser ; mais il ne devait pas accompagner son refus de duretés.
  •   ACCORDER, s'emploie avec le pronom personnel, et signifie, Être d'accord, d'intelligence, de concert. Nous tâcherons de nous accorder. Accordez-vous avec vous-même. Je m'accorde avec vous en ce point, sur ce point. Ils s'accordent tous pour me tromper, pour me perdre.
  •   Il se dit aussi en parlant De la conformité des esprits, des caractères, des humeurs. Ils sont de même humeur, ils s'accorderont bien ensemble. Ces deux esprits n'auront pas de peine à s'accorder. Ils ne pourront jamais s'accorder, leurs caractères sont trop différents. 
  •   Prov., Ces gens s'accordent comme chiens et chats, Ils ne peuvent s'accorder, ils ne sauraient vivre ensemble. 
  •   Il se dit aussi, généralement, De toutes les choses qui ont entre elles de la convenance, de la ressemblance, de la conformité, du rapport, en quelque manière que ce soit. Ces voix s'accordent parfaitement. Ces deux couleurs s'accordent bien. Ce que vous me dîtes aujourd'hui ne s'accorde pas avec ce que vous me dîtes hier. Ces deux passages ne s'accordent pas. Le verbe s'accorde, doit s'accorder en nombre et en personne avec son sujet. On dit avec ellipse du pronom, Faire accorder. Il faut faire accorder le verbe avec son sujet. 
  •   ACCORDÉ, ÉE. participe.

ACCORDEUR. s. m.


  •   Celui qui fait métier d'accorder certains instruments de musique. Accorder d'orgues, de pianos. Faire venir l'accordeur.

ACCORDOIR. s. m.


  •   Sorte d'outil qui sert à accorder certains instruments de musique.

ACCORE. s. m.


  •   T. de Marine. Pièce de bois qu'on dresse presque verticalement, pour étayer un objet, pour le maintenir en place. Les accores qui soutiennent un navire échoué ou sur le chantier.

ACCORER. v. a.


  •   T. de Marine. Étayer, soutenir avec des accores un objet quelconque. Accorer un navire échoué. 
  •   ACCORÉ, ÉE. participe

ACCORT, ORTE. adj.


  •   Qui est complaisant, qui s'accommode à l'humeur des autres. Cet homme est très accort, est d'une humeur accorte. 

ACCORTE, f. Gracieuse, avenante. Une chambrière accorte. Une serveuse accorte a été recrutée pour le bar.

ACCORTISE. s. f.


  •   Humeur complaisante, accommodante. 

ACCOSTABLE. adj. des deux genres


  •   Qui est facile à aborder, qu'on peut aborder. C'est un homme peu accostable. Il est devenu plus accostable. Cet homme est si souvent de mauvaise humeur, qu'il n'est pas accostable. Il est familier et peu usité.

ACCOSTER. v. a.


  •   Aborder quelqu'un qu'on rencontre, pour lui parler. Il me vint accoster. Il m'accosta lorsque je n'y pensais pas. Il est familier. 
  •   Il s'emploie avec le pronom personnel, et se construit avec la préposition De, pour signifier, Hanter, fréquenter quelqu'un, avoir habitude avec quelqu'un. Je ne sais de quelles gens vous vous accostez. Il s'accosta d'un mauvais garnement. Il est familier, et ne se dit guère qu'en mauvaise part. 
  •   ACCOSTER, en termes de Marine, se dit D'un bâtiment, d'une embarcation qui vient se placer le long et à côté d'un objet. Accoster un vaisseau. Accoster un quai. On leur cria d'accoster.
  •   ACCOSTÉ, ÉE. participe

ACCOTEMENT. s. m.


  • Espace compris entre la chaussée et le fossé.

ACCOTER. v. a.


  •   Appuyer de côté. Accoter sa tête. Il faut accoter ce coquemar, de peur qu'il ne tombe. 
  •   Il s'emploie avec le pronom personnel. S'accoter sur une chaise, contre une chaise. S'accoter contre une muraille. Il est familier et peu usité. 
  •   ACCOTÉ, ÉE. participe

ACCOTOIR. s. m.


  •   Ce qui sert à s'appuyer de côté, ce qui est fait pour qu'on s'y accote. Les accotoirs d'un carrosse, d'un fauteuil, d'un confessionnal. Cela vous servira d'accotoir.

ACCOUCHÉE. s. f.


  •   Femme qui vient de mettre un enfant au monde. Aller voir une accouchée. Quand l'accouchée relèvera-t-elle ? 
  •   Elle est parée comme une accouchée, se dit D'une femme qui est fort parée dans son lit. 
  •   Prov., Le caquet de l'accouchée, La conversation, ordinairement frivole, qui se fait dans les visites qu'on rend aux femmes en couche.

ACCOUCHEMENT. s. m.


  •   Enfantement, action d'accoucher. Heureux accouchement. Accouchement difficile, pénible, laborieux. Douloureux accouchement. 
  •   Il se dit aussi de L'action d'aider une femme à accoucher. Faire un accouchement. Ce chirurgien connaît bien la bonne méthode des accouchements. Faire un cours d'accouchements.

ACCOUCHER. v. n.


  •   Enfanter. Accoucher heureusement. Elle est accouchée d'un enfant mâle, d'un garçon, d'une fille, de deux jumeaux. Quand accouchera-t-elle ? Elle est accouchée. Quand elle fut accouchée. Elle est accouchée en tel endroit. Je suis bien aise que vous soyez accouchée. Accoucher à terme, avant terme. Accoucher d'un enfant mort. J'ai accouché avec de cruelles douleurs. Elle a accouché très-courageusement. 
  •   ACCOUCHER, se dit figurément en parlant De l'esprit et des conceptions de l'esprit. J'ai eu bien de la peine à accoucher de cet ouvrage. Accoucher d'un projet, d'un dessein, d'une idée. Socrate disait qu'il faisait l'office de sage-femme, qu'il faisait accoucher les esprits.
  •   ACCOUCHER, est aussi actif, et signifie, Aider une femme à accoucher. C'est ce chirurgien, c'est cette sage-femme qui a accouché ma belle-sœur. Il ou elle accouche bien.
  •   ACCOUCHÉ, ÉE. participe

ACCOUCHEUR, EUSE. s.


  •   Celui, celle dont la profession est de faire des accouchements. Bon accoucheur. Il est l'accoucheur de cette dame. Habile accoucheuse. Au lieu dAccoucheuse, on dit plus communément, Sage-femme.

ACCOUDER (S'). v. pron.


  •   S'appuyer du coude. S'accouder sur la table. S'accouder sur une balustrade. 
  •   ACCOUDÉ, ÉE. participe, Il était accoudé sur son chevet. Un homme accoudé sur son cheval.

ACCOUDOIR. s. m.


  •   Ce qui est fait pour qu'on s'y accoude. Avoir un accoudoir sous le bras. L'accoudoir d'un prie-Dieu. Avoir les bras sur un accoudoir.

ACCOUPLE. s. f.


  •   T. de Vénerie. Lien avec lequel on attache les chiens ensemble.

ACCOUPLEMENT. s. m.


  •   Assemblage par couples. Il se dit principalement en parlant Des animaux. Accouplement de boeufs pour la charrue. 
  •   En Archit., Accouplement de colonnes, Arrangement de colonnes disposées deux à deux ; ce qui produit alternativement un petit et un grand entrecolonnement, comme au péristyle du Louvre. 
  •   ACCOUPLEMENT, signifie aussi, La conjonction du mâle et de la femelle pour la génération ; et il ne se dit proprement que Des animaux. L'accouplement d'un chien et d'une chienne. Le mulet vient de l'accouplement d'un âne et d'une jument.

ACCOUPLER. v. a.


  •   Joindre deux choses ensemble. Ces deux personnes sont mal accouplées. Vous accouplez deux mots qui vont mal ensemble. Ce serait vouloir accoupler le loup et la brebis. 
  •   Accoupler des boeufs, Les mettre ensemble sous le joug. 
  •   Accoupler du linge, accoupler des serviettes, En faire des paquets, en attacher plusieurs ensemble pour les mettre à la lessive. 
  •   Au Trictrac, Accoupler ses dames, Les mettre deux à deux sur les flèches.


  •   ACCOUPLER, en parlant De quelques animaux, signifie, Apparier ensemble le mâle et la femelle pour qu'ils fassent des petits. Accoupler des pigeons, des tourterelles, des serins.


  •   Il se dit également, avec le pronom personnel, Des animaux qui s'unissent pour la génération. Ces deux serins, ces deux pigeons s'accouplent.


  •   ACCOUPLÉ, ÉE. participe, Le mâle et la femelle sont accouplés.


  •   En Archit., Colonnes accouplées, Colonnes disposées deux à deux. Voyez ACCOUPLEMENT.

ACCOURCIR. v. a.


  •   Rendre plus court, retrancher de la longueur. Accourcir une robe, un manteau. Accourcir un bâton. Accourcir d'un doigt, d'un pied. Accourcir un ouvrage, une scène, un discours. Si cela est trop long, il faut l'accourcir.


  •   Accourcir son chemin, Prendre quelque route de traverse qui rende le chemin plus court. Si vous allez par là, vous accourcirez votre chemin. On le dit également De la traverse même. La chaussée qu'on a faite en tel endroit accourcit le chemin d'une grande lieue. Absolument, Prenez le bois, vous accourcirez.


  •   ACCOURCIR, s'emploie avec le pronom personnel, et signifie, Devenir plus court. Les jours commençaient alors à s'accourcir. Cette robe s'est accourcie au blanchissage.


  •   ACCOURCI, IE. participe

ACCOURCISSEMENT. s. m.


  •   Diminution d'étendue ou de durée. Il n'est guère usité qu'en parlant D'un chemin et des jours. Cette allée de traverse sert beaucoup à l'accourcissement du chemin. L'accourcissement des jours est déjà très-sensible dans le mois de septembre.

ACCOURIR. v. n.


  •   (Il se conjugue comme Courir, excepté qu'il reçoit également l'un ou l'autre des verbes auxiliaires : J'ai accouru, Je suis accouru.) Courir, venir promptement en un lieu où quelque chose nous attire, nous appelle. Accourir en diligence, en grande hâte. Accourir au besoin. Accourir en foule. Il est accouru au bruit. Je suis accouru pour la fête, etc. Ses amis ont accouru pour le féliciter de son succès. Dès qu'on sut qu'il y avait un spectacle en tel endroit, la foule y accourut. On y accourut de tous côtés. Accourir au secours de quelqu'un, à l'aide de quelqu'un. Il accourut à moi. Vous m'appelez, j'accours.


  •   ACCOURU, UE. participe

ACCOUTREMENT. s. m.


  •   Habillement. Il avait ses beaux accoutrements. Il est vieux en ce sens. On le prend plus ordinairement en mauvaise part. Accoutrement ridicule.

ACCOUTRER. v. a.


  •   Parer d'habits. En ce sens, il est vieux. On ne le dit guère que dans le langage familier, et par une sorte de moquerie. On l'a plaisamment accoutré. Vous voilà bien accoutré.


  •   Il s'emploie avec le pronom personnel. Elle s'est accoutrée d'une manière bien ridicule.


  •   Prov. et fig., Cet homme est bien accoutré, accoutré de toutes pièces, Il a été fort maltraité, ou L'on a dit beaucoup de mal de lui.


  •   ACCOUTRÉ, ÉE. participe

ACCOUTUMANCE. s. f.


  •   Habitude, coutume que l'on prend de faire ou de souffrir quelque chose. Mauvaise accoutumance. Action de se familiariser avec qc, résultat de cette habitude. L'accoutumance rend tout facile et familier. 

ACCOUTUMER. v. a.


  •   Faire prendre une coutume, une habitude. Accoutumer quelqu'un à quelque chose. Je l'ai accoutumé à faire telle chose. Il avait peine à travailler, mais on l'y a accoutumé. Il faut accoutumer de bonne heure les enfants au travail, à la fatigue. Accoutumer un cheval à galoper sur le bon pied. Il est accoutumé à se lever de bonne heure, à se promener le matin.


  •   Il se joint avec le pronom personnel et signifie, Contracter une habitude. Il faut bien vous accoutumer à cela. Je m'accoutume au froid, au chaud, etc. Il s'est accoutumé à la fatigue. On s'accoutume à tout.


  •   Il est aussi neutre, et alors il signifie, Avoir coutume. Il avait accoutumé d'aller, de faire, etc. Faites comme vous avez accoutumé.


  •   Il se dit quelquefois Des choses inanimées. Ces terres, ces arbres avaient accoutumé de produire beaucoup. L'automne n'a pas accoutumé d'être si pluvieux.


  •   ACCOUTUMÉ, ÉE. participe, Accoutumé à la fatigue. À sa manière accoutumée. Tout rentra dans l'ordre accoutumé.


  •   À L'ACCOUTUMÉE. loc. adv. À l'ordinaire, comme on a accoutumé. Il en a usé à l'accoutumée. Il est familier.

ACCRÉDITER. v. a.


  •   Mettre en crédit, en réputation. Sa bonne foi l'eut bientôt accrédité parmi les marchands. L'exactitude à payer est ce qui accrédite le plus les commerçants. Sa bonne conduite l'a fort accrédité dans sa compagnie.


  •   Accréditer un ministre auprès d'une cour étrangère, L'y faire reconnaître.


  •   ACCRÉDITER, se dit au figuré en parlant De certaines choses, et signifie, Donner cours, autoriser, rendre plus vraisemblable. Accréditer une nouvelle, un bruit, une calomnie.


  •   Il s'emploie avec le pronom personnel, au propre et au figuré. Ce marchand commence à s'accréditer. Cette nouvelle ne s'accrédite pas.


  •   ACCRÉDITÉ, ÉE. participe, Un marchand bien accrédité. Il est accrédité par sa cour.

ACCROC. s. m.


  •   (On ne prononce pas le C.) Déchirure que fait ce qui accroche. Il y a un grand accroc, un vilain accroc à votre robe, à votre manteau. Qu'est-ce qui a fait cet accroc à votre habit ?


  •   Il se dit figurément et familièrement d'Une difficulté, d'un embarras qui apporte du retard dans une affaire. Il est survenu un accroc qui retarde leur accommodement. Il y a un accroc dans cette affaire. Je ne prévoyais pas tous ces accrocs.

ACCROCHAGE. s. m.


  • Action d'accrocher. Il se dit spécialement de deux véhicules qui se rencontrent, s'accrochent l'un l'autre, se tamponnent sans trop de dégâts.

ACCROCHEMENT. s. m.


  •   Action d'accrocher. L'accrochement de deux voitures. Il est peu usité.

ACCROCHER. v. a.


  •   Attacher, suspendre quelque chose à un clou, à un crochet. Accrocher une gravure. Accrocher sa montre.


  •   Il signifie aussi, Arrêter en perçant, en déchirant. Prenez garde que l'on n'accroche votre habit. Je demeurai accrochée par ma robe.


  •   En termes de Marine, Accrocher un vaisseau, Jeter des grappins et des crocs d'un vaisseau à un autre, pour venir à l'abordage. Il accrocha l'amiral des ennemis.


  •   ACCROCHER, se dit aussi D'une voiture qui, passant trop près d'une autre, la heurte ou l'arrête avec l'extrémité de son moyeu. Prenez garde à cette grosse charrette, elle accrochera votre voiture. On l'emploie quelquefois absolument. Ce cocher est maladroit, il accroche souvent.


  •   ACCROCHER, signifie figurément et familièrement, Retarder, arrêter. On a accroché cette affaire. Cette négociation est accrochée. Ce procès est accroché depuis longtemps.


  •   Il signifie aussi, figurément et familière ment, Attirer à soi, gagner, obtenir quelque chose. Cette fille aura bien de la peine à accrocher un mari. À force de sollicitations, il a accroché une bonne place.


  •   ACCROCHER, s'emploie aussi avec le pronom personnel, et signifie, Être retenu par quelque chose de crochu ou de pointu, ou S'attacher, s'arrêter à quelque chose que ce soit. Sa robe s'accrocha à des ronces. Les semences du grateron s'accrochent aux vêtements. Les deux vaisseaux s'accrochèrent l'un l'autre. Les deux voitures se sont accrochées. Quand on se noie, on s'accroche où l'on peut.


  •   Fig. et fam., S'accrocher à tout, s'accrocher à ce qu'on peut, Employer toutes ses ressources, ses dernières ressources pour se sauver, pour se tirer d'affaire.


  •   Fig. et fam., S'accrocher à quelqu'un, S'attacher à la fortune de quelqu'un, pour en être secouru dans le mauvais état de ses affaires. Il ne savait où donner de la tête, il s'est accroché à ce grand seigneur. On dit de même, Ne savoir où s'accrocher.


  •   ACCROCHÉ, ÉE. participe, Fig. et fam., Cet homme est accroché à moi, se dit D'un importun dont on ne peut se débarrasser.

ACCROIRE. v. a.


  •   Il n'est usité qu'à l'infinitif avec le verbe Faire ; et il signifie, Faire croire ce qui n'est pas. Vous voudriez nous faire accroire que, etc. Vous voudriez nous en faire accroire. Ce n'est pas un homme à qui l'on puisse en faire accroire.


  •   S'en faire accroire, Présumer trop de soi-même, tirer vanité d'un mérite qu'on n'a pas, pour imposer aux autres. Depuis qu'il a cette place, il est devenu glorieux, il s'en fait accroire. Il a quelque mérite, mais il s'en fait accroire.

ACCROISSEMENT. s. m.


  •   Augmentation, agrandissement. Grand accroissement. Accroissement notable, considérable, soudain. L'accroissement des rivières. L'accroissement du corps humain, d'une plante, etc. L'accroissement d'un État. Accroissement de biens, d'honneurs, de fortune, etc. L'accroissement de la religion chrétienne dans les Indes.
  •   ACCROISSEMENT, signifie aussi, Le droit par lequel une chose, une valeur, un fonds territorial accroît au profit du possesseur. Cela lui est venu par droit d'accroissement. Un accroissement à la tontine. Les terres que l'atterrissement ajoute à un rivage, à une île, appartiennent au propriétaire par droit d'accroissement.

ACCROÎTRE. v. a.


  •   Augmenter, rendre plus grand, plus étendu. Accroître son bien son revenu. Accroître un parc, un jardin l'accroître de beaucoup, de la moitié. Accroître sa puissance, sa gloire, sa réputation son autorité.
  •   ACCROÎTRE, est aussi verbe neutre, et signifie, Aller en augmentant, devenir plus grand. Son bien, son revenu accroît tous les jours.
  •   Il se dit, en termes de Droit, D'une chose qui revient au profit de quelqu'un par la mort ou par l'absence d'une autre personne ou par quelque autre événement. Entre colégataires, la portion de l'un accroît à l'autre. Parmi les chanoines, la part des absents a croit aux présents. On dit à peu près dans le même sens, Cette portion de terre est accrue à son champ, à son héritage par alluvion, par atterrissement.
  •   ACCROÎTRE, s'emploie aussi avec le pronom personnel. Cette ville s'est fort accrue par son commerce. Sa fortune, son bien s'accroît tous les jours. Il avait une propriété assez bornée, il s'est accru.
  •   ACCRU, UE. participe

ACCROUPIR(S'). v. pron.


  •   Se tenir dans une posture où, la plante des pieds posant à terre, le derrière touche presque aux talons. S'accroupir auprès du feu. Les nègres s'accroupissent pour manger.
  •   ACCROUPI, IE. participe

ACCROUPISSEMENT. s. m.


  •   État d'une personne accroupie.

ACCRUE. s. f.


  •   T. de Droit. Augmentation que reçoit un terrain par la retraite insensible des eaux ou par atterrissement.
  •   Accrue de bois, Augmentation de l'étendue d'un bois, qui se fait naturellement, sans qu'on ait planté ni semé.

ACCUS.  s. m.


  • Abréviation d’accumulateurs. Batterie d’automobile, d’appareil électrique. Recharger les accus.

ACCUEIL. s. m.


  •   Traitement, réception que l'on fait à quelqu'un qui arrive, à une personne par qui l'on est abordé. Bon accueil. Mauvais accueil. Accueil froid. Accueil civil, favorable, obligeant, gracieux. Faire un bon, un mauvais accueil. Faire bon accueil, mauvais accueil. Avoir l'accueil bienveillant.
  •   Absol., Faire accueil, se prend toujours en bonne part, et signifie, Faire une réception civile et honnête. Ce prince fait accueil à tous ceux qui vont chez lui.

ACCUEILLIR. v. a.


  •   (Il se conjugue comme Cueillir.) Recevoir quelqu'un qui vient à nous, qui se présente chez nous. Il nous a accueillis de la manière du monde la plus honnête. Il nous accueillit très-froidement.
  •   Il se dit quelquefois figurément, en parlant Des choses. Il accueillit fort mal cette proposition, cette demande.
  •   Il se dit aussi, figurément, De tous les accidents fâcheux qui arrivent à quelqu'un. La tempête, le vent les accueillit. Ils furent accueillis de l'orage. Le détachement, en approchant du bois, fut accueilli par une décharge de coups de fusil. La misère, la pauvreté, tous les malheurs du monde l'ont accueilli. Dans cette dernière phrase, on dit plus ordinairement, Assailli.
  •   ACCUEILLI, IE. participe

ACCUL. s. m.


  •   (On prononce l'L.) Lieu qui n'a point d'issue, où l'on est acculé. Ceux qui poursuivaient les voleurs, les poussèrent dans un accul, où on les prit.
  •   Il se dit, particulièrement, Du fond du terrier où les chiens poussent les renards, les blaireaux et autres animaux qui se terrent. Quand on voit que le renard est à l'accul. Avant que de lâcher les bassets, il faut savoir où sont les acculs.
  •   ACCUL, se dit, en termes de Marine, d'Une petite anse, d'une espèce de crique trop petite pour de grands bâtiments.
  •   Il se dit, en termes d'Artillerie, Des piquets qu'on enfonce en terre pour empêcher le recul du canon.

ACCULER. v. a.


  •   Pousser quelqu'un, et le réduire dans un coin, dans un endroit où il ne puisse plus reculer. Il le poursuivit l'épée à la main, et l'accula contre la muraille. Notre armée avait acculé celle des ennemis contre la montagne.
  •   Il se dit aussi en parlant Des sangliers, des loups, des renards et autres bêtes. Les chiens avaient acculé le sanglier, le loup, le renard. Le blaireau était acculé dans son terrier.
  •   Il s'emploie avec le pronom personnel, et signifie, Se ranger, se retirer dans un coin, contre une muraille, pour se défendre, et pour n'être pas pris par derrière. Se voyant poursuivi par quatre hommes, il s'accula contre la muraille, et se défendit longtemps.
  •   En termes de Manège, Le cheval s'accule, Il ne va pas assez en avant à chacune des voltes.
  •   ACCULÉ, ÉE. participe

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<> 28/02/2016