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003 - abrègement                                                                                     abrégement – acacia 003 ABRÈGEMENT  s. m.
* Fait d’abréger, de raccourcir quelque chose. La mort est l’abrègement des souffrances de la vie.
(En particulier) Procédé consistant à raccourcir un mot.
ABREUVER. v. a.
*  Faire boire. Dans ce sens, il ne se dit proprement qu'en parlant Des bêtes, et particulièrement Des chevaux. Abreuvez ces chevaux.
*  Il se dit quelquefois en parlant Des personnes, et ordinairement par plaisanterie. Vous nous avez bien abreuvés. J'ai abreuvé toute la troupe.
*  Fig., La pluie a bien abreuvé les terres, Elle les a bien pénétrées, bien humectées. On dit aussi, Ces prairies, ces plantes ont besoin d'être abreuvées, Il faut qu'on les arrose.
*  Fig., Abreuver quelqu'un de chagrins, de dégoûts, Lui donner beaucoup de chagrins, de dégoûts. On dit aussi, Abreuver de douleurs, d'ennuis, d'humiliations, d'amertume.
*  Abreuver des tonneaux, des cuves, Les remplir d'eau pour s'assurer qu'ils ne coulent point. On a dit de même, en termes de Marine, Abreuver un vaisseau.
*  ABREUVER, en termes d'Arts, Mettre sur un fond poreux une couche d'huile, d'encollage, de couleur ou de vernis, pour en boucher les pores et en rendre la surface unie.
*  ABREUVER, s'emploie avec le pronom personnel, tant au propre qu'au figuré. C'est dans cette mare que les bestiaux du village s'abreuvent. Il s'abreuve d'excellent vin. S'abreuver de larmes, Pleurer beaucoup. S'abreuver de fiel, Nourrir des sentiments haineux.
*  ABREUVÉ, ÉE. participe, Un cœur abreuvé de fiel et de haine, Un homme haineux et médisant.
ABREUVOIR. s. m.
*  Lieu, ordinairement revêtu de pierre, et pavé au fond, où l'on mène les chevaux et les bestiaux boire et se baigner. L'abreuvoir est à l'entrée du village. Un grand abreuvoir. Un bel abreuvoir. Mener les chevaux à l'abreuvoir.
*  Prov. et pop., Abreuvoir à mouches, Grande plaie à la tête ou au visage. Il lui a fait un abreuvoir à mouches avec son sabre.
ABRÉVIATEUR. s. m.
*  Auteur qui abrège l'ouvrage d'un autre. Justin est l'abréviateur de Trogue-Pompée.
ABRÉVIATION. s. f.
*  Retranchement de lettres dans un mot, pour écrire plus vite, ou en moins d'espace. Les écritures de la cour de Rome sont pleines d'abréviations. On écrit, par abréviation, M., Mme, Mlle, au lieu de Monsieur, Madame, Mademoiselle ; S. M., S. A. R., au lieu de Sa Majesté, Son Altesse Royale ; etc.
*  Il se dit également de Certains signes destinés à représenter des mots. Les médecins emploient, dans leurs formules, diverses abréviations pour indiquer les poids, les mesures, le mode de préparation, etc., telles que [grec] pour Once, [grec] pour Livre, etc. 1°, 2°, 3°, etc., pour Premièrement, secondement, etc., sont des abréviations.
ABRI. s. m.
*  Lieu où l'on peut se mettre à couvert du vent, de la pluie, de l'ardeur du soleil, et des diverses incommodités du temps. Un bon abri. Chercher, trouver un abri, de l'abri. Se faire un abri. Un abri contre la tempête. C'est un lieu extrêmement découvert, où il n'y a point d'abri.
*  Cette rade, cette plage est un bon abri, Les vaisseaux y sont en sûreté contre le vent, contre la tempête.
*  ABRI, se dit également, en Agriculture, de Tout ce qui sert à garantir, soit de l'action désastreuse des vents du nord, soit de la trop grande ardeur du soleil. Les abris sont ou naturels, comme les montagnes, les forêts, les plantations en lignes, et les haies ; ou artificiels, comme les murs et les paillassons.
*  Il se dit pareillement, en termes de Guerre, de Tout ce qui met une troupe à couvert des projectiles de l'ennemi.
*  ABRI, se dit figurément de Quelque lieu que ce soit où l'on est en sûreté, et généralement de Tout ce qui nous préserve d'un danger. La solitude est un abri contre les embarras du monde. La médiocrité est un abri contre les coups de la fortune. Il trouvera dans la maison d'un tel protecteur un abri contre les violences de ses ennemis. Il a trouvé un abri sûr auprès de ce prince.
*  À L'ABRI. loc. prépositive, et quelquefois adverbiale, À couvert. Se mettre à l'abri de la pluie, du vent, du mauvais temps, de la tempête. Il tombait une pluie abondante, nous nous mîmes à l'abri. Être à l'abri pendant une tempête. Être à l'abri sous un hangar, sous un arbre, derrière une muraille, derrière une haie. Fig., Se mettre à l'abri de la persécution, de la vexation. Dans ces phrases, De a la signification de Contre.
*  À L'ABRI, se dit aussi De ce qui sert à mettre à couvert. Être à l'abri d'un bois, à l'abri d'une muraille. Fig., Agir à l'abri de la faveur. Dans cette phrase, De signifie Sous.
*  En termes de Marine, Être à l'abri d'une terre ; se mettre à l'abri sous le vent d'une île ; etc.
ABRIBUS. s. m.
* Abri sur le trottoir, pour attendre le bus.
ABRICOT. s. m.
*  Sorte de fruit à noyau, dont la chair et la peau tirent sur le jaune. Abricots en espalier. Abricots en plein vent. Compote d'abricots. Pâte d'abricots. Marmelade d'abricots. Abricots confits.
*  Abricot-pêche, Espèce d'abricot dont le goût se rapproche de celui de la pêche.
ABRICOTIER. s. m.
*  Arbre de la famille des Rosacées, qui porte les abricots. Abricotier en espalier. Abricotier en plein vent.
ABRITER. v. a.
*  Mettre à l'abri. Abriter un espalier. Cette maison est abritée par une montagne.
*  Il s'emploie avec le pronom personnel. S'abriter derrière un mur. Voici l'orage, abritons-nous. Dans les sièges, on fait des fossés, des épaulements, pour s'abriter contre le canon.
*  ABRITÉ, ÉE. participe
ABROGATION. s. f.
*  Annulation, suppression d'une loi, d'une coutume, d'un usage, d'un rite, d'une cérémonie. L'abrogation d'une loi. L'abrogation de cette loi fut une suite nécessaire des changements survenus dans les moeurs de la nation.
ABROGER. v. a.
*  Rendre nul, abolir, mettre hors d'usage. Il se dit principalement en parlant De lois, de coutumes, de cérémonies. Abroger une loi, une ordonnance, une coutume.
*  Il s'emploie avec le pronom personnel. Cette loi s'est abrogée d'elle-même, par désuétude, par le laps de temps.
*  ABROGÉ, ÉE. participe
ABROUTI, IE. adj.
*  T. d'Eaux et Forêts. Il se dit Des bois dont les premières pousses ont été broutées, mangées par le bétail, et qui sont mal venus.
ABRUPT, UPTE. adj.
*  Il se dit Des terrains et des rochers bizarrement coupés, et comme s'ils avaient été rompus.
*  Il se dit figurément D'un discours, d'un style rompu, sans liaison. Style abrupt. Il est peu usité.
ABRUPTO (EX). Locution
*  empruntée du latin, qu'on emploie quelquefois pour dire, Brusquement, sans préparation, sans préambule. Parler ex abrupto.
*  Exorde ex abrupto, Exorde vif, qui a du mouvement, de la passion.
ABRUTIR. v. a.
*  Rendre stupide comme une bête brute. Le vin pris avec excès abrutit les hommes, abrutit l'esprit.
*  Il s'emploie avec le pronom personnel, et signifie, Devenir comme une bête brute. Cet homme s'abrutit.
*  ABRUTI, IE. participe
ABRUTISSANT, ANTE. adj.
*  Qui abrutit, qui est propre à abrutir. Un genre de vie abrutissant. Des plaisirs abrutissants. Cette occupation est abrutissante.
ABRUTISSEMENT. s. m.
*  L'état d'une personne abrutie. Cet homme est tombé dans un grand abrutissement. La débauche l'a plongé dans l'abrutissement.
A.B.S. s. m.
* Système évitant le blocage des roues d'un véhicule, et assurant un freinage sans dérapage.
ABSCISSE. s. f.
*  T. de Mathém. L'une des deux coordonnées rectilignes par lesquelles on définit la position de chaque point d'une courbe plane ; l'autre s'appelle Ordonnée.
*  Axe des abscisses, axe des ordonnées, Droites indéfinies sur lesquelles les abscisses et les ordonnées se mesurent à partir d'une commune origine, qui est leur point d'intersection.
ABSENCE. s. f.
*  Éloignement d'une personne qui n'est point dans le lieu de sa résidence ordinaire. Longue absence. Courte absence. En mon absence. Les peines de l'absence. Il fait de fréquentes absences.
*  Il se dit particulièrement, en Jurisprudence, de L'absence d'une personne dont on n'a point reçu de nouvelles depuis une certaine époque, et dont la résidence actuelle n'est point connue. Tant que l'absence n'a pas été déclarée par un jugement, elle n'est que présumée. Présomption d'absence. Les effets de l'absence.
*  ABSENCE, se dit aussi Du défaut de présence à une assignation donnée, à une réunion où l'on devait se trouver. Il fut ordonné qu'on procéderait tant en présence qu'en absence. On a fait constater son absence. On n'a pas laissé de se divertir en votre absence.
*  Il s'emploie figurément, au sens moral. Il y a dans cet ouvrage une absence totale d'esprit, de goût, de logique.
*  Fig., Absence d'esprit, Distraction, manque d'attention. C'est une absence d'esprit qui n'est pas excusable. Il est sujet à des absences d'esprit. On l'emploie quelquefois absolument, au pluriel. Il a souvent des absences.
ABSENT, ENTE. adj.
*  Qui est éloigné de sa demeure, de sa résidence ordinaire. Vous avez été longtemps absent. Être absent de Paris, de la cour. Un religieux absent de son couvent. Il touche ses appointements tant absent que présent. Absent par congé.
*  Il se dit quelquefois, dans une acception plus étendue, De quiconque ne se trouve pas où il devrait être, où il pourrait être. J'étais absent au moment de l'appel. Lorsque je suis allé pour le voir, il était absent.
*  Il signifie figurément, Distrait, inattentif. Son esprit est quelquefois absent.
*  Il est quelquefois substantif. Tant les absents que les présents. On oublie aisément les absents.
*  Fam., Les absents ont tort, On néglige souvent les intérêts, les droits des absents.
*  ABSENT, se dit particulièrement, en Jurisprudence, Des personnes absentes dont on n'a point reçu de nouvelles depuis un certain temps, et dont la résidence actuelle n'est point connue. Les personnes présumées absentes. La loi règle les effets de l'absence relativement aux biens que l'absent possédait au jour de sa disparition, relativement au mariage, etc.
*  Dans le même langage, La prescription immobilière est de vingt ans entre absents. Voyez PRÉSENT.
ABSENTER(S'). v. pron.
*  S'éloigner de quelque lieu où l'on est habituellement, où la profession, les fonctions qu'on exerce veulent que l'on demeure, etc. Je m'absenterai durant trois mois. S'absenter d'un lieu, d'un pays. Ce soldat s'est absenté du poste sans la permission de son chef. On le cherche pour le prendre, il faut qu'il s'absente. Il s'est absenté pour se dérober à leurs poursuites. J'irai passer la soirée avec vous ; mais vous me permettrez de m'absenter une demi-heure.
ABSIDE. s. f.
*  T. d'Archit. Voûte, arche, niche, partie circulaire.
*  Il désigne particulièrement, Le sanctuaire d'une église, cette partie du chœur où le clergé se rangeait autrefois en cercle à droite et à gauche de l'évêque. Il est peu usité, surtout dans le premier sens.
ABSINTHE. s. f.
*  Plante à fleurs composées, qui est très-amère et aromatique. Cela est plus amer que de l'absinthe. Vin, teinture d'absinthe.
*  Il se dit aussi d'Une liqueur de table qu'on prépare en faisant infuser des feuilles d'absinthe dans de l'eau-de-vie. Prendre un verre d'absinthe.
ABSOLU, UE. adj.
*  Indépendant, souverain, sans contrôle. Pouvoir absolu. Autorité absolue. Monarchie absolue. Commandement absolu. On dit de même, Souverain absolu, maître absolu.
*  Il signifie quelquefois, Impérieux. Cet homme est absolu dans tout ce qu'il veut. Parler d'un ton absolu. Un caractère absolu.
*  Cet homme est absolu dans sa famille, dans sa compagnie, Il y fait tout ce qu'il veut, personne ne lui résiste.
*  ABSOLU, signifie quelquefois, Total, complet, sans restriction. Une impossibilité absolue. Il y a peu de vérités absolues.
*  Sens absolu, Sens qui n'admet point de restriction. Vous prenez ce que je dis dans un sens trop absolu.
*  ABSOLU, se dit, en termes de Métaphysique et de Grammaire, par opposition à Relatif. Homme est un terme absolu, Père est un terme relatif.
*  En termes de Gram. latine, Ablatif absolu, Ablatif qui n'est régi par aucune partie d'oraison qui soit exprimée. On dit de même, en termes de Grammaire grecque, Génitif absolu.
*  ABSOLU, s'emploie comme substantif, en termes de Métaphysique, et signifie, Ce qui existe indépendamment de toute condition. L'absolu.
ABSOLUMENT. adv.
*  D'une manière absolue, sans restriction, sans bornes, sans partage. Cet homme dispose absolument de tout dans la maison.
*  Il signifie aussi, Déterminément, malgré toute opposition et toute remontrance. On eut beau lui dire qu'il ne devait pas partir, il le voulut absolument. Je n'en ferai absolument rien.
*  Il signifie quelquefois, Indispensablement. Il faut absolument que vous partiez.
*  Il signifie encore, Tout à fait, entièrement. Je ne suis pas absolument décidé à poursuivre cette affaire. Il nia absolument le fait. Tout le monde absolument fut de cet avis. Il ne fait absolument rien. Ce mets n'est pas absolument mauvais.
*  Absolument parlant, À juger de la chose en général, et sans entrer dans aucun détail, Absolument parlant, cet ouvrage est bon. Cette raison n'est pas mauvaise absolument parlant. Il y a des beautés dans cet ouvrage ; mais, absolument parlant, il n'est pas bon.
*  En Gram., Prendre, employer un mot absolument, Employer sans complément un mot auquel il est plus ordinaire d'en donner un, ou qui est susceptible d'en avoir un. Tel verbe se prend, se met, s'emploie quelquefois absolument. Dans cette phrase, Espérer, c'est jouir, les verbes espérer et jouir sont pris absolument. Dans celle-ci, Vivre dans l'abondance, le mot abondance est employé absolument, pour dire, L'abondance des choses nécessaires et agréables à la vie. Il signifie quelquefois, Employer elliptiquement une expression en supprimant le mot ou les mots qui la régissent ordinairement. Dans cette phrase de commandement, Pied à terre, où le mot mettez est sous-entendu, Pied à terre est pris absolument.
ABSOLUTION. s. f.
*  T. de Droit criminel. Jugement qui renvoie de l'accusation un accusé déclaré coupable, parce que le crime ou le délit n'est puni par aucune loi.
*  Il se dit aussi, mais improprement, de L'acquittement d'un innocent. Les jurés balancèrent entre l'absolution et la condamnation.
*  ABSOLUTION, signifie aussi, L'action par laquelle le prêtre remet les péchés en vertu des paroles sacramentelles qu'il prononce. Donner l'absolution. Refuser l'absolution. Différer l'absolution. Absolution sacramentelle. Il est mort un moment après avoir reçu l'absolution.
ABSOLUTOIRE. adj. des deux genres
*  Qui porte absolution. Bref absolutoire.
ABSORBANT, ANTE. adj.
*  T. de Médec. et de Pharm. Il se dit Des substances et des préparations médicinales ayant la propriété d'absorber les acides qui se développent spontanément dans l'estomac. Substance, terre, poudre absorbante.
*  Il s'emploie plus ordinairement comme substantif. On lui a donné des absorbants.
*  En termes d'Anat., Système absorbant, L'ensemble des vaisseaux et des glandes qui concourent à l'absorption. Vaisseaux absorbants ou lymphatiques, ou simplement, Absorbants, Vaisseaux qui font partie de ce système.
ABSORBER. v. a.
*  Engloutir. Les sables, les terres sèches et légères absorbent les eaux de la pluie en un moment. Le Rhin, à la fin de son cours, se perd dans des sables qui l'absorbent. Le Rhône tombe dans un gouffre qui l'absorbe.
*  Il se dit dans un sens analogue en parlant Des couleurs, des sons, des odeurs, des saveurs. Le noir absorbe la lumière. Une voix faible est absorbée dans un grand choeur de musique. L'odeur de la tubéreuse absorbe l'odeur de la plupart des autres fleurs. Le goût de l'ail absorbe celui des autres assaisonnements.
*  Il se dit aussi Des corps qui ont la faculté de pomper les fluides placés à leur portée. Les branches gourmandes absorbent la nourriture destinée au reste de l'arbre. Les fluides absorbés par les vaisseaux lymphatiques. La membrane muqueuse du poumon absorbe l'oxygène de l'air, dans l'acte de la respiration. L'éponge absorbe l'eau.
*  ABSORBER, signifie figurément, Consumer entièrement ; et, en ce sens, il se dit principalement en parlant Des biens, des richesses, de l'argent. Les procès ont absorbé tout son bien. Les frais du scellé ont absorbé la meilleure partie de la succession. Les conventions matrimoniales absorberont tout le bien du mari. Cela absorbera trop de temps.
*  Il signifie aussi, Attirer à soi en entier. Cet orateur avait tellement absorbé l'attention, qu'il n'y en eut plus pour les autres. Cette scène absorbe tout l'intérêt de la pièce. Ses nouvelles fonctions l'absorbent tout entier.
*  ABSORBER, est aussi verbe pronominal. Les pluies s'absorbent dans les sables. Tout passe, et s'absorbe dans l'éternité.
*  ABSORBÉ, ÉE. participe, Il se dit quelquefois D'une personne profondément appliquée à quelque chose. Il est absorbé, entièrement absorbé dans l'étude des mathématiques. Il était absorbé dans ses réflexions.
*  Être tout absorbé en Dieu, Être dans une méditation continuelle des choses de Dieu.
ABSORPTION. s. f.
*  Action d'absorber. Il se dit principalement, en Physiologie, de Cette fonction par laquelle les êtres organisés attirent à eux et pompent les fluides qui les environnent ou qui sont exhalés intérieurement. L'absorption est très-active chez les enfants. L'absorption du chyle se fait à la surface des intestins.
ABSOUDRE. v. a.
*  T. de Droit criminel. (J'absous, tu absous, il absout ; nous absolvons, vous absolvez, ils absolvent. J'absolvais. J'ai absous. J'absoudrai. J'absoudrais. Absous, qu'il absolve ; absolvez. Que j'absolve. Absolvant.) Renvoyer de l'accusation une personne reconnue coupable, mais dont le crime ou le délit n'est pas qualifié punissable par la loi. Il signifie aussi, mais improprement, Déclarer un accusé innocent du crime ou du délit qui lui était imputé, l'acquitter. En absolvant cet homme, on n'a pas fait justice. Il y a eu cinq voix pour condamner l'accusé, et sept pour l'absoudre. On l'a absous malgré le crédit de ses ennemis. Il s'est fait absoudre du crime dont on l'accusait. Elle fut absoute à pur et à plein.
*  Il s'emploie figurément dans le langage ordinaire. Je vous absous de votre négligence, en faveur de votre repentir. Rien ne pourra l'absoudre d'une si grande faute.
*  ABSOUDRE, signifie aussi, Remettre les péchés dans le tribunal de la pénitence. Tout prêtre a pouvoir d'absoudre en cas de mort. Il a le pouvoir d'absoudre des cas réservés. Absoudre un pénitent. Absoudre en confession.
*  ABSOUS, OUTE. participe
ABSOUTE. s. f.
*  T. de Liturgie cathol. Absolution publique et solennelle qui se donne en général au peuple, et dont la cérémonie se fait le jeudi saint au matin, ou le mercredi au soir dans les cathédrales. L'évêque a fait la cérémonie de l'absoute. On fait l'absoute dans les paroisses aux grandes messes le jour de Pâques.
ABSTÈME. s. des deux genres
*  Celui ou celle qui ne boit point de vin. L'Église dispensait du calice les abstèmes. Il est peu usité.
ABSTENIR(S'). v. pron.
*  (Il se conjugue comme Se tenir.) S'empêcher de faire quelque chose, se priver de l'usage de quelque chose. S'abstenir de boire et de manger. S'abstenir de jurer. Quand on a pris l'habitude de faire quelque chose, il est bien malaisé de s'en abstenir. S'abstenir de vin. Je m'abstiendrai de tout ce qui peut nuire à la santé. Il s'est abstenu de toutes sortes de plaisirs. Il s'abstient même de lire. Il s'en abstint ce jour-là. Elle s'en est abstenue. Abstenez-vous de café, de liqueurs.
*  Il s'emploie quelquefois absolument. Il est plus aisé de s'abstenir que de se contenir. Dans le doute, abstiens-toi.
*  En termes de Jurispr., Ce juge s'abstient d'opiner, de juger, ou absolument, Il s'abstient, Il se récuse lui-même ; et, Cet héritier s'est abstenu de la succession, Il n'a point fait acte d'héritier.
ABSTENTION. s. f.
*  T. de Procéd. Acte par lequel un juge s'abstient, se récuse lui-même.
ABSTERGENT, ENTE. adj.
*  T. de Médec. Il se dit Des remèdes extérieurs qui servent à nettoyer les plaies, les ulcères.
*  Il s'emploie aussi comme substantif. Un bon abstergent.
*  Il se disait autrefois Des remèdes qu'on croyait propres à dissoudre certaines duretés, certains épaississements.
ABSTERGER. v. a.
*  T. de Chirur. Nettoyer. Il se dit en parlant Des plaies, des ulcères.
*  ABSTERGÉ, ÉE. participe
ABSTERSIF, IVE. adj.
*  T. de Chirur. Propre à nettoyer. Voyez ABSTERGENT, qui est plus usité.
ABSTERSION. s. f.
*  T. de Chirur. Action d'absterger.
ABSTINENCE. s. f.
*  Action de s'abstenir. Abstinence de vin. Vivre dans l'abstinence de tous les plaisirs. L'Église catholique enjoint l'abstinence des femmes aux prêtres.
*  Il s'emploie absolument, et se dit alors en parlant Du boire et du manger. L'abstinence est utile au corps et à l'âme. On lui a ordonné une grande abstinence. On lui faisait faire abstinence malgré lui.
*  Il s'emploie quelquefois, en ce sens, au pluriel. Les abstinences prescrites par l'Église. Exténué de jeûnes et d'abstinences.
*  Chez les Catholiques, Jours d'abstinence, Ceux où l'on doit s'abstenir de manger de la viande, sans être obligé de jeûner. Il n'est pas jeûne aujourd'hui, il n'est que jour d'abstinence.
ABSTINENT, ENTE. adj.
*  Qui est modéré dans le boire et le manger. Il est peu usité.
ABSTRACTION. s. f.
*  T. didactique. Opération par laquelle l'esprit considère séparément des choses qui sont réellement unies. Considérer une des qualités d'un sujet prise à part, et en faisant abstraction de toutes les autres. Quand je dis la blancheur en général et sans l'appliquer à un objet, je parle par abstraction. En faisant abstraction de la qualité des personnes, vous jugerez que, etc. Abstraction faite du style, qui est faible, cet ouvrage a quelque mérite.
*  ABSTRACTION, se dit aussi Des idées générales, des propriétés, des qualités séparées par l'esprit des sujets auxquels elles sont unies. Humanité, raison, vertu, savoir, blancheur, pesanteur, etc., sont des abstractions.
*  Il se dit, dans un sens défavorable, Des idées trop métaphysiques, des idées théoriques auxquelles on s'abandonne, sans égard aux difficultés que peut rencontrer leur application. C'est un esprit chimérique qui se perd dans les abstractions.
*  Il signifie encore, au pluriel, Préoccupation, rêverie qui empêche un homme de penser aux choses dont on lui parle, ou qu'il a sous les yeux. Cet homme est dans des abstractions continuelles.
ABSTRACTIVEMENT. adv.
*  Par abstraction, d'une manière abstraite. On peut considérer abstractivement les qualités des corps. Abstractivement parlant.
ABSTRAIRE. v. a.
*  (Il se conjugue comme Traire.) T. didactique. Faire abstraction, considérer séparément des choses qui sont réellement et nécessairement unies. Abstraire l'accident du sujet, de la substance. En algèbre, on abstrait la quantité, le nombre de toutes sortes de sujets.
*  ABSTRAIT, AITE. participe, Il est aussi adjectif. Ainsi on appelle,
*  En Logique, Terme abstrait, Un terme qui désigne une qualité considérée toute seule, et séparée du sujet ; par opposition à Terme concret. Rondeur, blancheur, bonté, sont des termes abstraits ; et, Rond, blanc, bon, unis à des noms de substances, comme Pain rond, vin blanc, bon prince, sont des termes concrets. On dit dans un sens analogue, Une idée abstraite ; et substantivement, L'abstrait et le concret.
*  En Mathém., Nombre abstrait, Tout nombre que l'on considère seulement comme une collection d'unités, quelles que soient ces unités, et en faisant abstraction de leur nature ; par opposition à Nombre concret.
*  ABSTRAIT, adjectif, signifie aussi, Très-métaphysique, très-difficile à saisir, à pénétrer. Ce discours est abstrait. Cette question est bien abstraite. On dit dans le même sens, Un écrivain, un philosophe abstrait.
*  Il signifie encore, Plongé dans la méditation ou dans la rêverie, n'ayant de pensée et d'attention que pour l'objet intérieur qui occupe. On est abstrait pour être trop appliqué à une seule chose, et distrait par inapplication ou légèreté.
ABSTRUS, USE. adj.
*  Qui est difficile à entendre, qui demande une extrême application pour être bien conçu. Il ne se dit que Des sciences et du raisonnement. Sciences abstruses. Raisonnements abstrus. Question abstruse. Sens abstrus.
*  Il se dit quelquefois Des écrivains, dans un sens défavorable. Ce philosophe m'a paru fort abstrus.
ABSURDE. adj. des deux genres
*  Qui est évidemment contre la raison, contre le sens commun. Cela est absurde. Voilà un raisonnement absurde. Dire des choses absurdes. Proposition absurde. Conséquence absurde. Conduite absurde.
*  Il se dit aussi De la personne qui parle ou agit absurdement. Un raisonneur absurde. C'est un homme absurde. Il n'y a pas d'homme plus absurde dans le monde.
*  ABSURDE, s'emploie aussi comme substantif masculin, et signifie, Absurdité. Tomber dans l'absurde.
*  Réduire un homme, son homme à l'absurde, Le forcer, dans la discussion, à se rendre ou à déraisonner. Réduire une opinion, un raisonnement à l'absurde, Montrer, prouver que le principe ou la conséquence en est absurde. Raisonnement par l’absurde. L'absurde est un concept central chez Camus et dans le courant existentialiste.
ABSURDEMENT. adv.
*  D'une manière absurde. Raisonner, parler absurdement.
ABSURDITÉ. s. f.
*  Vice de ce qui est absurde. L'absurdité d'un discours. N'êtes-vous pas choqué de l'absurdité de ce raisonnement, de cette assertion ?
*  Il se dit aussi de La chose même qui est absurde. Il s'ensuivrait de là une grande absurdité. Il nous a débité mille absurdités.
*  Il se dit, par extension, en parlant Des personnes. Cet homme est d'une absurdité rare.
ABUS. s. m.
*  Usage mauvais, excessif ou injuste de quelque chose. L'abus qu'il a fait de ses richesses, de ses forces, de sa santé, de son autorité. Abus de pouvoir. Abus de confiance. Il ne faut pas confondre l'abus avec l'usage.
*  Il se dit absolument pour signifier, Désordre, usage pernicieux. Abus manifeste, notoire. Réformer, corriger, retrancher les abus. Il s'est glissé divers abus dans la justice, dans cette administration. Il faut distinguer entre un usage reçu, et un abus qui s'est introduit. Les exemptions trop fréquentes dégénèrent en abus.
*  Appel comme d'abus, Appel interjeté d'une sentence rendue par un juge ou supérieur ecclésiastique, qu'on prétend avoir excédé son pouvoir, ou avoir contrevenu aux lois du royaume. Interjeter appel comme d'abus. On dit de même, Le conseil d'État a jugé qu'il y avait abus, Il a jugé que l'appel comme d'abus a été bien interjeté.
*  ABUS, signifie aussi, Erreur. Voilà un étrange abus. C'est un abus de croire que cela puisse réussir. Vous comptez sur la justice des hommes : abus.
*  Prov., Le monde n'est qu'abus et vanité.
ABUSER. v. a.
*  Tromper. Il vous promet cela, il vous abuse. Abuser les esprits faibles. Il abuse les peuples. Vous m'avez abusé par de fausses promesses. Son imagination, sa passion l'abuse.
*  Abuser une fille, La séduire, la suborner. Il a abusé cette pauvre fille sous promesse de mariage.
*  ABUSER, s'emploie aussi avec le pronom personnel, et signifie, Se tromper. Ils se sont abusés. On s'abuse souvent soi-même. Je comptais sur votre amitié, je vois que je me suis cruellement abusé. Il s'abuse jusques à croire qu'il parviendra à supplanter son rival.
*  ABUSER, est aussi verbe neutre, et signifie, User mal, user autrement qu'on ne doit. Il a abusé de votre bonté. Abuser des sacrements. Il abuse des grâces que Dieu lui fait. Si vous lui accordez cette liberté, il n'en abusera pas. Il abuse de son loisir, de son temps, de son crédit, de son autorité. On abuse des meilleures choses. C'est un homme qui ne se ménage point, et qui abuse de sa santé. Vous abusez de ma patience. Il abusait de la confiance que j'avais en lui. Il abuse de votre amitié. C'est abuser de la permission. Ce poète abuse de sa facilité.
*  Abuser d'une fille, En jouir sans l'avoir épousée. C'est une fille dont il a longtemps abusé.
*  ABUSER, en termes de Droit, se prend pour Consommer, détruire. La propriété consiste dans le droit d'user et, d'abuser.
*  ABUSÉ, ÉE. participe
ABUSEUR. s. m.
*  Celui qui abuse, qui trompe. Un grand abuseur. Il est familier et peu usité.
ABUSIF, IVE. adj.
*  Qui est contraire aux règles, aux lois. Usage abusif. Procédure abusive. Ce mot est employé dans un sens abusif.
ABUSIVEMENT. adv.
*  D'une manière abusive. Mot employé abusivement. Cet homme a été abusivement emprisonné.
ABYME. s. m. *  Voyez ABÎME.
ABYMER. v. a. *  Voyez ABÎMER.
ACABIT. s. m.
*  Qualité bonne ou mauvaise de certaines choses. Il se dit principalement Des fruits et des légumes. Des poires d'un bon acabit. Des haricots, des navets d'un bon, d'un mauvais acabit.
*  Il se dit quelquefois, figurément et familièrement, en parlant Des personnes. Cet homme est d'un bon acabit, d'un mauvais acabit. Ce sont gens de même acabit. Vous ne le corrigerez pas de sa défiance, c'est son acabit, il est de cet acabit.
ACACIA. s. m.
*  Nom de deux espèces de mimosa, qui croissent l'une en Égypte, l'autre au Sénégal, et qui fournissent la gomme arabique et la gomme du Sénégal. Suc d'acacia.
*  Faux acacia, ou Acacia blanc, ou simplement, Acacia, Arbre d'agrément, espèce de robinier à rameaux épineux, et à fleurs blanches et odorantes disposées par bouquets. L'acacia est originaire d'Amérique. Un bel acacia. Planter des acacias. On appelle de même improprement Acacias, Quelques autres espèces de robiniers cultivés, tels que le Robinier à fleurs roses et le Robinier visqueux.

                                                                                                                    abrégement – acacia 003                                                                                ___________________________________________________________________________


<> 26.10.2015